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D'ici à 2020, le nombre de ménages pourrait s'accroître de 15 %, sous l'effet de la croissance de la population et de la baisse de la taille des ménages.
La demande potentielle de logement, qui représente le flux de construction de logements neufs compatible avec la croissance attendue du nombre de ménages, est de l'ordre de 350 à 400 000 logements par an d'ici à 2010, et de 320 à 370 000 par an pour la prochaine décennie, sous des hypothèses raisonnables de vacance et de renouvellement du parc. Ce chiffrage ne tient pas compte toutefois du surcroît de construction qui sera nécessaire pour compenser les démolitions décidées dans le cadre du plan de renouvellement urbain. Il ne tient pas compte non plus des constructions nécessaires pour résorber les situations de non-logement ou d'hébergement par des tiers. La demande potentielle de logement correspond à un niveau de construction supérieur à celui observé en moyenne au cours des vingt dernières années. Les résultats sont toutefois assez sensibles aux hypothèses - en particulier celles relatives à la vacance et aux migrations -sur lesquelles pèse une incertitude forte. Aussi les chiffres fournissent-ils au mieux un ordre de grandeur, et ne doivent pas être utilisés à des fins de planification stricte de la construction. Cette incertitude invite en fait à réfléchir aux marges de manoeuvre qui pourraient être octroyées aux acteurs du marché pour qu'ils puissent le moment venu moduler à la hausse ou à la baisse leur offre de nouveaux logements. La croissance forte attendue du nombre de ménages et de logements recèle par ailleurs des enjeux majeurs en termes de développement durable.
Alain JACQUOT Sous-Directeur de l'Observation statistique de la construction au SESP du ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables
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La demande en logements devrait rester soutenue dans les prochaines années malgré la relance de la construction.
D’un côté, 429 483 maisons et appartements ont été mis chantier entre octobre 2005 et octobre 2006, soit une hausse de 8,7 % par rapport aux douze mois précédents.
De l’autre, les besoins sont estimés à 500 000 logements par an selon une étude réalisée par l’université Paris Dauphine pour le Crédit foncier.
Des besoins portés par le vieillissement de la population et les nouveaux comportements résidentiels des seniors, l’éclatement de la cellule familiale, l’accroissement de la mobilité professionnelle et les nouveaux flux migratoires.
Au final, le marché immobilier devrait rester sous offreur pendant encore des années. D’autant que la France a sous construit durant la décennie 1990-2000, accumulant un déficit d’environ un demi-million de logements.
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